Elle avait une mission essentiellement politique et organique, c'est-à-dire la mobilisation de la population, la propagande et l'information, la diffusion des directives et des mots d'ordre du FLN, la rédaction des tracts et plaquettes divers à l'usages des militants et des sympathisants. (la publication d'El Moudjahid). Ce qui lui offre la possibilité de disposer de ses propres groupes de choc appelés « groupes d'intervention» afin de les différencier des « groupes armés » de la branche militaire.

La branche militaire s'occupait du développement des « maquis urbains » et les « groupes armés » constituaient le plus gros de ses troupes en plus des « Commandos » qui avaient pour mission de monter des opérations spéciales « coups de poing » dans lesquels l'aspect spectaculaire était recherché. Chaque région comprenait trois groupes de trois cellules de trois hommes chacune (soit 27 hommes théoriques). Chaque région était dirigée par un chef militaire et son adjoint (2),

Système pyramidal

Yacef Saadi avait adopté le système pyramidal de cellules de trois membres. Dans chaque cellule, un militant connaissait son supérieur mais ignorait tout du troisième. Ce système avait l'avantage d'éviter des bavardages, toujours dangereux, et aussi qu'un homme arrêté ne dévoilât, sous la torture, les détails de l'organisation. Un chef intermédiaire ne connaissait jamais que trois hommes : deux sous ses ordres et un à l'échelon supérieur. Il ne savait rien des hommes de la base ni de ceux du sommet.

La Zone autonome d'Alger (ZAA) est la structure de l'ALN-FLN pendant la guerre d'Algérie, créée à l'issue du congrès de la Soummam tenu le 20 août 1956 et concernant uniquement la capitale, Alger ; les autres délimitations territoriales sont appelées « wilayas » et sont au nombre de six. La ZAA est structurée,